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Dans l’atelier de Thierry Viaene : Les derniers préparatifs avant Paris - Roubaix

Vendredi, 10 Avril 2009 14:58
banniere-thierry-viaeneParis - Roubaix est vraiment une course pas comme les autres, hors du commun et appartenant à une autre époque pourrait-on presque dire. Et pourtant, elle est toujours aussi populaire au point qu'on a l'impression que les spectateurs massés sur plusieurs rangées tout au long de la route sont chaque année plus nombreux. L'intérêt de la presse ne faiblit pas lui non plus, bien au contraire. Et dans une course comme celle-là, le travail des mécaniciens est encore plus fondamental que dans la plupart des autres courses.

Certaines équipes, celles qui comptent en leurs rangs les grands spécialistes de Paris - Roubaix, sont toujours à la recherche des dernières nouveautés en matière technologique. Pour nous, à la Caisse d'Epargne, où les coureurs sont généralement plus à l'aise dans les côtes que sur les secteurs pavés, le principal est que nos athlètes disposent d'un matériel fiable et qu'ils soient à l'aise sur leurs vélos.

L'année dernière, nous avions monté des vélos que notre fabricant, Pinarello, réalise à l'usage des compétitions de cyclo-cross. Cela nous semblait une bonne idée et c'en était une au départ, mais les coureurs ne sont pas sortis très convaincus de l'expérience. En effet, s'ils admettent que ces vélos étaient beaucoup plus confortables et amortissaient beaucoup plus les chocs qu'un vélo traditionnel, ils ont par contre eu du mal à s'adapter à une position qui n'est pas la leur habituellement.

Aussi, pour 2009, avons-nous pris la décision suivante : s'il pleut et que la boue est présente sur le parcours, les coureurs opteront pour les vélos de cyclo-cross car en pareil cas les avantages seront supérieurs aux désavantages, mais si le temps est sec, ils utiliseront les vélos qu'ils utilisent à l'occasion de toutes les autres compétitions au cours de la saison.

Des vélos dont certaines caractéristiques seront tout de même légèrement modifiées, vous vous en doutez ! Les roues, par exemple, seront équipées de jantes plates et le diamètre des boyaux utilisés, spécialement conçus pour Paris-Roubaix, sera supérieur à celui des boyaux utilisés habituellement. Quant à la pression de ces mêmes boyaux, elle sera de 6,5 kilos au lieu des 10 kilos traditionnels. Tout cela dans le but bien sûr de diminuer les risques de crevaison.

Au lieu des 39 dents habituelles, les petits plateaux en comporteront 45 ou 46, selon ce que choisira chaque coureur. Quant aux guidons ils seront plus relevés que de coutume afin que les coureurs soient moins arrondis sur le vélo et ressentent ainsi moins les chocs et vibrations sur les pavés. C'est pour cela que nous remonteront les cocottes. Les guidons seront pour la circonstance recouverts de deux couches de guidoline, toujours dans le même but d'amortir les chocs.

Afin de pouvoir parer aux crevaisons, nous emporterons beaucoup plus de paires de roues de rechange que dans une course traditionnelle. Nous en mettrons 8 sur la galerie de la voiture, d'autres à l'intérieur et nous chargerons également les voitures allant au ravitaillement afin de pouvoir nous réapprovisionner si le besoin s'en fait sentir. Cette année, de plus, nous ferons comme les équipes belges et nous aurons des personnes placées à la sortie des secteurs pavés avec des paires de roue à la main. Vraiment nécessaire, car dans une course comme celle-là, lorsque les voitures d'équipe ont la possibilité d'arriver à hauteur de leurs coureurs, il est généralement trop tard pour qu'ils puissent encore jouer un rôle dans la course.

Pour les mécanos, tout ce travail de préparation représente trois longues journées de travail à ne faire que cela. Et oui, en plus du travail habituel il faut monter spécialement le vélo de chacun afin qu'il puisse adopter la position la plus confortable possible pour la circonstance, une position qui est bien entendu fort différente que lors des autres courses. Sans compter le temps demandé pour coller les boyaux spéciaux sur les roues !

Il ne nous restera plus alors qu'à espérer que nos coureurs sauront tirer profit du matériel et de nos heures de travail pour s'illustrer sur les routes légendaires de l'enfer du nord !

 
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Dans l'atelier de Thierry Viaene : Tour Méditerranéen

Mardi, 10 Février 2009 09:23

banniere-thierry-viaeneLe classement final du Tour Méditerranée 2009 se décidera en grande partie dès le premier jour. En effet, deux demi-étapes sont au programme de demain. La seconde consiste en un contre-la-montre par équipe de 30 kilomètres disputé entre Narbonne et Gruissan.

Le travail des mécanos va donc jouer un rôle fondamental, et ce d'autant plus qu'il s'agit du premier chrono de la saison. Nous avons donc samedi dernier alors que nous étions toujours à Majorque, passé une journée à préparer les vélos afin que les huit coureurs qui disputeront cette éprouvante spécialité aient l'occasion de tester leurs vélos.

Nous en avons fait de même avec les coureurs qui ont rejoint l'équipe Caisse d'Epargne pour la saison 2009, car eux n'ont pas encore eu l'occasion de toucher ce matériel.

Les vélos qui seront utilisés cette année dans les chronos sont à la base les mêmes que l'année dernière mais il n'empêche qu'il a fallu revoir la position de chacun et effectuer pas mal de réglages pour que tout soit aussi parfait que possible. Dès lors, ce sera aux coureurs de reprendre l'habitude de rouler avec sa machine pour vraiment faire corps avec elle.

Nous aurions souhaité que les coureurs essaient leurs vélos avec la roue lenticulaire, mais hélas cela a été impossible car le vent soufflait beaucoup trop fort à Majorque ce jour-là. On laissera donc cela pour notre arrivée à Narbonne ce mardi après-midi.

Nous avons bien entendu gardé le superbe cadre Pinarello, lequel est plus court que pour le vélo de route traditionnel. Les manivelles sont par contre plus longues. Tous nos vélos sont montés avec le groupe Campagnolo tandis que les guidons Deda, sont bien entendu fort différents de ceux montés pour les courses en ligne puisqu'ils sont terminés par une extension afin de permettre aux coureurs d'adopter une position beaucoup plus aérodynamique.

Et à ce propos je peux déjà vous annoncer que ces guidons seront légèrement modifiés au cours de la saison car le fabricant a semble-t-il trouvé moyen de les améliorer.

Tout est donc prêt. Il ne nous restera plus, une fois sur place, qu'à préparer les vélos, ce qui n'est pas évident et représente une grosse somme de travail car il faudra impérativement que les huit vélos soient prêts en même temps.

Il faudra aussi choisir les plateaux qui seront montés sur les bicyclettes ainsi que les développements qui seront utilisés. Cette décision reviendra au directeur sportif et aux coureurs, une fois qu'ils auront reconnu le circuit.

Si nos écureuils répètent leur victoire obtenue il y a deux ans dans cette même étape du Tour Med, le travail des mécanos sera largement récompensé !

preparation-du-velo-de-chrono-2009

 


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