Mercredi, 24 Février 2010 09:35
 Nous avons eu l'occasion de le constater à l'occasion du Tour du Haut-Var qui s'est déroulé le week-end dernier, Christophe Moreau qui dispute sa seizième saison chez les professionnels est sans conteste l'un des coureurs les plus populaires du peloton.
« Mon arrivée à la Caisse d'Epargne représente un nouveau défi, source de réelle motivation, alors qu'il y a quelques mois encore, je pensais que l'heure de la retraite avait sonné pour moi », explique Christophe.
« Venir dans une équipe espagnole ne représentait aucun problème pour moi puisque je connaissais très bien à la fois leur cyclisme et leur culture depuis les années où je portais les couleurs de la formation Festina. Le seul petit souci que je pouvais rencontrer se situait au niveau linguistique, mais comprenant déjà plus ou moins la langue de Cervantès, je me suis vite mis à la pratique. De plus, le peuple espagnol étant très ouvert et très accueillant je me suis d'emblée senti à mon aise. »
« J'ai été impressionné par toute la structure dont dispose l'équipe Caisse d'Epargne ainsi que par son organisation. Sans parler de l'excellente ambiance qui y règne en permanence ! Ce n'est, vu son potentiel, pas pour rien que c'est l'une des meilleurs équipes du monde. »
Après avoir participé à deux étapes du Challenge de Majorque, c'est au Tour du Haut-Var que Christophe a effectué sa grande rentrée sur le territoire français. Une expérience émouvante, comme il la décrit.
« Le public français était avide de me voir avec ce nouveau maillot sur les épaules. Au premier abord, j'ai remarqué que les gens étaient surpris en me voyant car ils ne sont pas encore habitués à mes nouvelles couleurs. Quoi qu'il en soit, l'accueil qui m'a été réservé m'a vraiment fait chaud au cœur ! » « Je pense que grâce à mon expérience je peux apporter beaucoup de choses à l'équipe Caisse d'Epargne et ce qui est certain, c'est que je donnerai le meilleur de moi-même tout au long de la saison sur les routes de France et d'ailleurs. »
« Je ne suis bien sûr pas encore à cent pour cent de ma condition, loin de là, mais cela ne va pourtant déjà pas trop mal et j'ai montré sur les routes du Haut-Var que l'on pourrait compter sur moi cette année. Le premier jour j'ai activement participé à une belle échappée et le second je faisais toujours partie du premier groupe au pied de la dernière difficulté de la journée, le mur de Montauroux. »
« J'ai pris la décision de rester pendant deux semaines supplémentaires dans la sud de la France après le Tour du Haut-Var afin de profiter d'une météo plus clémente qu'ailleurs en Europe dans le but de continuer à peaufiner ma condition. »
« Mon début de saison sera relativement souple, afin que je sois en mesure de tout donner à partir du Tour de Romandie, début mai. J'enchaînerai ensuite avec le Tour de Californie, si la participation de l'équipe est confirmée, et le Dauphiné Libéré avant de prendre le départ du Tour de France, qui est l'épreuve où je devrai vraiment être à cent pour cent. »
« J'ai la chance dans cette équipe d'être préservé sans devoir brûler les étapes. Cela devrait me permettre d'arriver à mon meilleur niveau lorsque débuteront les grandes courses par étapes. Je suis vraiment très motivé, de même que chaque coureur de cette équipe, ce qui me permet d'envisager la saison avec le plus grand optimisme. »
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Dimanche, 21 Février 2010 18:24
 S'il ne fait plus aussi froid que la semaine dernière lors du Tour Méditerranéen, il n'empêche que le fond de l'air était encore bien frais samedi matin à La Croix Valmer au départ de la première étape du Tour du Haut-Var. Le soleil brillait certes, mais le vent, glacé, soufflait de toute sa puissance. Il allait le faire tout au long de l'étape.
Christophe Moreau, Mathieu Perget, Arnaud Coyot, Mathieu Drujon, Arnold Jeannesson, Rigoberto Uran, Luis Pasamontes et Xavier Zandio étaient les coureurs de la Caisse d'Epargne qu'Yvon Ledanois avait pour mission de diriger et même si la victoire ne les attendait pas au sommet de la côte qui clôturait l'étape dans le joli et pittoresque village de Grimaud, les écureuils ont pourtant réalisé une bien jolie étape.
Le seul à avoir souffert a été Rigoberto Uran qui après l'arrivée affirmait : « Il s'agissait de ma première course de la saison et l'écart de température entre la Colombie et celle qui règne actuellement en Europe m'a été fatale. Je vais avoir besoin de quelques courses encore pour me réadapter et retrouver le rythme. »
Christophe Moreau, dont on a pu mesurer la popularité sur la ligne de départ et Arnold Jeannesson, bien affuté lui qui a disputé plusieurs cyclo-cross durant l'hiver afin de débuter la saison sur les chapeaux de roues, ont démontré qu'ils étaient déjà bel et bien compétitifs en participant à une échappée que le peloton a eu bien du mal à rejoindre.
Juste avant l'ascension finale, c'est Arnaud Coyot, lui aussi en grande forme, qui a tenté le tout pour le tout en portant une attaque décidée. Il a malheureusement été repris par le peloton étiré lancé à ses trousses, mais « c'est en essayant qu'on finit par réussir et je suis très fier de lui », a expliqué Yvon Ledanois.
« Mathieu Drujon a conclu notre très belle course par une cinquième place sur la ligne d'arrivée. Chose qui prouve que notre magicien est vraiment en grande forme, car la côté était franchement vraiment très dure. Je ne doute pas, si l'arrivée s'était déroulée sur un terrain plus favorable, qu'il nous aurait ici offert une bien jolie victoire. »
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Samedi, 13 Février 2010 09:28
 Même s'il n'y avait toujours que cinq degrés ce matin à Gréasque au départ de la troisième étape du Tour Méditerranéen, un encore timide soleil semblait pourtant annoncer l'arrivée du printemps.
« Moi le froid ne me dérange pas trop », commentait Vicente García Acosta, tout sourire au départ. « Le mauvais temps sur le vélo, ça me connaît, moi qui suis un habitué des courses du nord. »
Un autre écureuil à qui les basses températures qui règnent depuis le début de la course semblent convenir est Mathieu Drujon, le magicien de l'équipe. Déjà dans la bonne échappée lors de la première étape, ce qui l'a placé parmi les premiers du général, le sprinter de la Caisse d'Epargne est aujourd'hui passé tout près de la victoire d'étape sur le bord de mer de Six-Fours Le Brusc.
« Le final était rendu très dangereux par la présence de ronds-points et d'îlots directionnels. Il était par conséquent très difficile de se placer idéalement pour disputer le sprint », explique Mathieu.
« Je n'étais vraiment pas dans la position idéale au moment où est parti le sprint mais j'avais de tellement bonnes sensations que j'y croyais malgré tout. J'ai donné le meilleur de moi-même pour remonter, ce que j'ai fait jusqu'au moment de franchir la ligne où j'ai encore sauté deux concurrents. Malheureusement Hutarovich et Bacquet me précédaient encore et j'ai du me contenter de la troisième place. »
« J'étais vraiment déçu de louper une victoire qui était à ma portée. Dix mètres de plus et je gagnais, j'en suis convaincu ! Cela me motive en tout cas pour les courses à venir et j'espère que la victoire ne tardera plus trop à arriver.
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Vendredi, 12 Février 2010 10:36
 Les mécanos de l'équipe Caisse d'Epargne s'étaient bien couvert la tête ce matin au départ de la seconde étape du Tour Méditerranée mais cela n'était néanmoins pas suffisant pour ne pas souffrir du froid qui régnait sur la ligne de départ.
On croyait avoir battu un record hier à Carcassonne, mais on était pourtant loin du compte. Face aux 3 degrés d'hier, il faisait moins trois ce matin à Peynier.
La journée s'annonçait très rude pour les coureurs d'autant plus qu'il s'agissait de la plus longue des étapes, avec 170 kilomètres au programme, soit pas loin de cinq heures sur le vélo.
Et la neige ne s'est pas privée pour venir taquiner les coureurs pendant une bonne dizaine de kilomètres. Il tomba à nouveau quelques flocons sur la ligne d'arrivée. Les coureurs se seraient bien passés de cette visite impromptue !
La course en elle-même a connu un déroulement des plus classiques avec une échappée au long cours qui n'a été reprise qu'en vue de la ligne d'arrivée et un sprint massif pour terminer le tout.
Mathieu Drujon était idéalement placé pour tenter de disputer la victoire d'étape, mais un incident survenu dans les tout derniers mètres l'a privé de venir lutter pour la première place. En effet les coureurs qui se trouvaient en tête du peloton sont entrés dans la déviation et ont ainsi perdu toute chance de bien figurer au classement de l'étape.
« Manque de bol », explique Mathieu Drujon qui avait pourtant de bonnes jambes aujourd'hui au terme d'une étape qui avait pourtant mis à mal tous les organismes. « Il faudra remettre ça, mais c'est vrai que c'était là une belle opportunité qui se présentait à moi. »
Le soir à l'hôtel, toute l'équipe a fêté l'anniversaire de Juanjo Cobo, nouveau depuis cette année dans l'équipe et qui célébrait aujourd'hui ses vingt-neuf ans. « Une journée qui ne m'a pourtant pas épargné car j'ai horriblement souffert du froid. Je n'étais pas assez couvert et j'ai terminé l'étape avec les pieds complètement gelés. C'est dommage car hier j'avais eu de très bonnes sensations. J'espère que ça ira mieux demain ! »
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Jeudi, 11 Février 2010 09:50
Alejandro Valverde, bien entouré de Mathieu Perget, Arnaud Coyot, Mathieu Drujon, David Lopez, Juanjo Cobo, Fran Pérez et celui que les années n'atteignent pas Vicente Garcia Acosta, a pris ce matin le départ de la première étape du Tour Méditerranéen.
Une étape bien courte, 95 kilomètres seulement, car amputée de 28 kilomètres suite à une décision d'organisation. Toutes les raisons portaient donc à croire que la course serait rapide, très rapide même.
Et Yvon Ledanois, en homme avisé, a décidé d'emmener ses hommes faire un échauffement d'une quarantaine de bornes sur le parcours avant le départ le officiel ! 
« Nous sommes arrivés sur le lieu du départ bien avant tout le monde et avons laissé là-bas les véhicules avant de partir voir ce qui allait nous attendre deux heures plus tard. Le vent soufflait très fort de trois quart dans les premiers kilomètres ce qui signifiait qu'il faudrait être extrêmement attentif car aucun doute que, ça allait bordurer ! »
« Une petite frayeur lorsqu'un chien s'est mis à courir et à aboyer à côté de mes hommes dans la traversée d'un village, mais en dehors de cela, rien que du bénéfice ! Les coureurs ont d'eux-mêmes pris une décision qui allait donner son orientation à la course: attaquer d'entrée de jeu et tout faire exploser. »
« Et c'est ce qu'ils ont fait ! Déjà bien échauffés alors que les autres coureurs étaient restés bien au chaud avant le départ dans leurs bus, les écureuils n'ont pas eu à subir un brusque changement de température. Le thermomètre n'affichait en effet pas plus de 3 degrés au départ de l'étape. »
Le résultat de tout cela est qu'après une journée seulement notre leader Alejandro Valverde est déjà bien placé au général puisque vingt coureurs seulement faisaient partie du premier groupe qui a franchi la ligne d'arrivée et parmi eux Mathieu Drujon, septième de l'étape, Arnaud Coyot et Vicente García Acosta. Il s'agira de rester aussi attentif et combatif que nous l'avons été aujourd'hui au cours des étapes qui suivent. »
« On peut en tout cas dire que c'est bien parti et que le rêve de la Caisse d'Epargne de remporter la course pour la troisième fois (après les victoires d'Iván Gutiérrez en 2007 et Luis León Sánchez en 2009) se précise. »
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