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Les vedettes dans l'étape reine

Mercredi, 22 Juillet 2009 16:00

banniere-histoire-lafargueSi sur les 50 kilomètres d'ascension de la journée nous n'avions pas assisté à du spectacle alors oui, on aurait pu déprimer. Mais le Tour de France se joue dans la montagne et les Alpes offraient un terrain idéal avec dès le départ, le dur Cormet de Roselend et sa descente périlleuse sur Beaufort.

On enchaînait avec le col des Saisies avec Thor Uschovd, échappé solitaire qui passait Sallanches où réside le toujours discret Charly Mottet, avec un avantage de 2 minutes sur un premier groupe et plus du double sur le peloton. L'inédit et difficile col de Romme nous conduisait alors au col de la Colombière par le Reposoir soit son côté le plus pentu et encore 9 kilomètres de montée avant de plonger sur le Grand-Bornand.

Tous ces noms devenus familiers pour nous, suiveurs de nombreux Tours (27 pour ma part) et Dauphinés Libérés, ne peuvent nous laisser indifférents. On sait à l'avance qu'un coureur, un leader qui a la moindre faiblesse la paiera cash. Le suspense tant attendue avec cette fameuse arrivée de samedi au sommet du Ventoux a commencé.
Ainsi on a assisté aux défaillances de Carlos Sastre et Cadel Evans que personne n'attendaient, à la confirmation des frères Schleck. Les forces sont entamées et tout peut arriver dans les Alpes.

David ArroyoDerrière, l'autobus ou le « grupetto » qui permet aux non grimpeurs de rallier l'arrivée dans les délais, aujourd'hui de 40 minutes, a fonctionné pourde nombreux coureurs. Ainsi va la vie du peloton en 2009.

Une discussion personnelle avec Raphaël Géminiani cet hiver me revient à l'esprit :

« Le respect du maillot devant le public et les radios et journalistes nous empêchait de terminer dans le « grupetto », aujourd'hui ils sont encore 70.

Pareil pour les belges, les italiens et les espagnols, avec le maillot national tu appartiens au public. Enfin on avait 60 français au départ du Tour, une équipe nationale et 5 régionales et 40 restaient à la maison SVP. C'était ça la richesse du cyclisme. On avait faim et la sélection se faisait à la pédale. Les journalistes avaient leur mot à dire, on ne peut plus comparer avec ce que je vois... »

Sempiternelle nostalgie et excellent Géminiani qui a dû bouillir devant sa télé depuis Monaco.

C'est vrai « qu'on trimballe les coureurs en bus comme des vedettes et qu'à l'époque ils prenaient le train en seconde classe», ajoutait-il.

Allez donc expliquer ça à la vedette américaine Armstrong.

 

Coureurs cités dans l’article

David Arroyo
EspagnoleDavid Arroyo
Né le 7 Janvier 1980
à Talavera de la Reina
Nationalité : Espagnole

Courses citées dans l’article

Tour de France
Tour de France
Date de l'épreuve : 3 - 25 Juillet 2010
Pays : France France

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